Le 1er mai 2020, à 20h - Zoom

Qu’on me donne six lignes écrites de la main du plus honnête homme et j’y trouverai de quoi le faire pendre.                 

Cardinal de Richelieu

drone 200px

L’usage des technologies de surveillance s’est considérablement développé depuis la crise sanitaire du COVID-19. En Flandres, des drones équipés de calorimètres détectent des présences humaines dans des bungalows. En Wallonie, ces engins volants surveillent les jardins privés en quête de rassemblements de fêtards. À Bruxelles, ils sont déployés dans les parcs publics pour disperser les groupes alors qu’en France, ils somment les habitants de rentrer chez eux.

Dans d’autres pays où les libertés individuelles sont très faiblement garanties, le traçage numérique est utilisé depuis le début de l’épidémie.

Alors que le déconfinement est à l’ordre du jour de l’agenda de la crise, différents pays d’Europe réfléchissent aussi à la mise en place - sur une base volontaire - d’une stratégie numérique d’identification de celles et ceux ayant été au contact de personnes infectées.

En période de crise, nous acceptons facilement de troquer des libertés contre plus de sécurité mais jusqu’où sommes-nous prêt.es à aller ? Quels sont les risques d’une banalisation des atteintes à nos vies privées ? Comment nous assurer que l’ensemble des droits que nous concédons nous serons rendus ? Qu’advient-il de nos données une fois les dangers écartés ? Quelles menaces pèsent sur nos libertés fondamentales ? sur les individus ? sur les acteurs sociaux ? sur nos démocraties ?

Pour vous ressourcer, nous vous conseillons de visionner avant le débat online le documentaire  « Nothing to hide » (France, 2017)  https://www.youtube.com/watch?v=djbwzEIv7gE

Pour comprendre les enjeux et en débattre, rejoignez-nous online via ce lien :  

https://zoom.us/j/91953146566
ID de réunion : 919 5314 6566

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