Découvrez les textes que nous ont dores et déjà envoyés les premier confinauteurs : 

 

Le Confinement est fini, la pandémie est passée. L'heure est au bilan. Pendant ce temps de confinement qui dura 6mois, la terre s'est mise à mieux respirer. La pollution de l'air et de la terre a diminué. L être humain s'est recentré sur ses semblables. Enfin, une partie de l'humanité. Les gouvernement sont censés rendre leurs pouvoirs spéciaux, mais vont-ils le faire? Tout le monde suit les recommandations sanitaires.  Enfin, presque tous. Les fraudeurs sont dénoncés. La délation est devenue monnaie courante, les drones volent dans le ciel h24, le pistage par géo-localisation est devenue normal, les surveillances entre voisins et la solidarité se côtoient. Tous les droits élémentaires et les droits de l'homme on été mis entre parenthèses : le droit de se rassembler, le droit de manifester, le droit se déplacer, le droit de voyager, le droit de faire du sport, le droit de se donner la main, le droit de s'embrasser, le droit de voir qui on veut. 

Vont-ils nous rendre nos droits ? 

Va-t-on oser se rebeller si on ne les rend pas, va-t-on se rassembler, va-t-on respirer l'air frais?

                                                           Emmanuele, le 21/03/2020

                                                                              

 

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C le premier jour aujourd'hui que je me réveille moins fatiguée et avec l'envie de déjeuner, le premier jour où j'ai faim et où l'idée d'avaler mon bol de Kellog's me comble de joie, c'est le premier jour où je me sens légère et insouciante, où la connerie humaine me ferait presque sourire et me distraira.

C le premier jour depuis une semaine que je peux respirer sans ressentir un poids énorme sur ma poitrine, lourd et fatigant, le premier jour que mon coeur ne trinque pas comme un malade, que je peux parler sans que cela me coûte et sans devoir reprendre ma respiration des centaines de fois, le premier jour que je déambule de la cuisine au sofa, du sofa à la cuisine, sans être vidée, la première fois que je peux me passer de Ventolin pour respirer. Je ne remercierai jamais assez ma mère d'insister chaque année pour que j'en aie toujours un avec moi "en cas où..." :), c'est ce qui m'a permis de tenir une semaine sans être hospitalisée. Je ne voulais pas. Je ne m'estimais pas digne, j'avais peur. C con, j'ai refusé mais je ne voulais pas.

A 4 respirations près. 4, c'est peu, c'est rien, c'est tout. 4, c'était important pour moi. Je m'y accrochais en combattant l'idée de faire venir une ambulance, d'alerter ma famille et de me retrouver aux Urgences avec tout le monde, au détriment d'autres qui en auront encore plus besoin, avec la peur de me laisser complètement aller une fois prise en charge et d'abandonner le combat à un autre, ou l'idée tout aussi insupportable de contaminer quiconque ou de l'avoir déjà fait.

Je me suis confinée dès les premiers petits symptômes. Un rhume, un mal de gorge, un peu de fièvre... Je n'ai pas fait de stock et n'en ai jamais eu l'intention, j'habite le centre ville, sans voiture, et les deux magasins de proximité dans lesquels je vais étaient déjà dévastés. J'ai donc du parcourir beaucoup de km pour trouver les produits habituels aux prix que je peux mettre, faire la file dans beaucoup de magasins, sillonner beaucoup de rayons pour les trouver et parler à beaucoup de monde aussi. Si je n'étais pas malade, je le suis devenue et, si je l'étais déjà, j'ai contaminé beaucoup plus de monde que je ne l'aurais fait en temps normal pour 1kg de bananes, quatre bouteilles d'eau, trois boîtes de lait, un savon liquide... Cela paraît risible, cela ne l'est pas.

J'espère juste, quand je pourrai enfin sortir, dans une dizaine de jours, avoir l'occasion de marcher dans un parc même une heure, pouvoir voir quelqu'un même de loin, lui sourire ou partager un mot, quitter des yeux les quatre murs de mon studio, oublier et regarder de plein nez, en plein vent, sans avoir peur de tomber malade, les frémissements de l'eau le long des quais, ceux des feuilles des chênes du parc et même ceux que font les pigeons en s'envolant. J'espère que ce sera encore permis et autorisé comme un souhait et une récompense, un bonbon nécessaire et doré.

C le premier jour aujourd'hui depuis une semaine que j'ai envie de rire, de voir, de parler, que je n'ai pas envie de pleurer, que je suis heureuse de vivre, que j'ai moins peur et que je me sens moins seule.

                                                            Christel, le 25/03/2020

 

 

 

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Un jour nous reviendrons danser sur le banc des animés parce que notre vie, de sens, aura changé, parce que nous l’aurons trouvé, démoli, retrouvé. Un jour nous reviendrons aimer sur le banc des accusés parce que la vie, d’un coup, aura compris qu’on n’est pas juste amis, qu’on n’est pas fiancés. Un jour nous reviendrons sabrer le champ’ qui trace encore l’été, il aura la couleur de l’automne, de l’hiver, du printemps, je m’en fous, je m’en fous tant.

Un jour nous reviendrons danser sur le banc des écorchés et chacun aura droit à sa minorité, minorité blanche, cata, cinglée. Nous aurons encore le droit de rêver. Un jour nous reviendrons chanter et tu auras le temps d’aimer. Un jour nous reviendrons, et ce sera gagné. Un jour nous aimerons, et ce sera perdu. Ce temps long que nous avons vécu.

Un jour nous reviendrons danser sans être ou avoir oublié. Un jour nous serons prêts enfin. A décoller de la plus haute cime du cyprès qui masque l’entrée. Un jour nous aurons aussi envie de faire l’amour et on ne s’embarrassera plus, du temps, tout temps si long qui cache le jour, sans sa vertu. Un jour nous aurons le temps, le temps si long d’apprendre.

Un jour je reviendrai danser, je n’ai jamais arrêté mais je tournais en silence. J’attendais à chaque passage que la Terre, ou le Ciel, tremble. Et il a tremblé, elle a tremblé. Un jour alors que nous essayons tous d’essayer, un jour, sur un banc vide écervelé, un lapin géant aura juste envie de péter. Il aura tout tué.

Un jour j’espère revoir. Si près,  si loin, l’espace du jour qui est, sans attendre encore dix ans que le monde change, change tant. Le monde d’après, le changement.

Un jour nous reviendrons skier, la planète recevra un écho. Il y aura encore à frire quand tout disparaîtra. Un jour je t’écrirai d’ici, tu diras là bas, et chacun dans son pays, on définira. On définira la loi du globe, terrestre, céleste et au-delà. Et, crois-moi, il n’y aura de place là que pour toi et moi. Le reste du globe, l’œil du monde, la pluie des cimes, le temps des morts, l’espoir perdu, autour de nous n’aura aucun sens, aucun vide, aucune utilité, sans importance. Nous aurons aimé, vaincus. Absurdes, abolis, terrassés, il ne restera rien d’autre qu’un coup de sifflet.

Un jour nous reviendrons danser, attendre sur le bord du gouffre, l’espace de trop qui nous fera chuter. L’abandon idiot de la sincérité, l’abandon chaos d’un monde trop ordonné qui meurt sous le joug d’un vide abyssal décrié. Un jour nous aurons appris, nous saurons voir au-delà du vide l’espace-temps qu’il faut pour reconstruire à la dérive ce qui a mis cent ans à être mu. Une plus juste mesure de l’autre, la plage horaire des mots. Une aiguille qui refuse, la distance abolie entre une abeille qui vrille et le ciel d’Italie. Un jour nous aurons peut-être enfin l’espoir. Accroché à la robe de la mariée, seule, coursée dans le noir. A l’abri du soleil, éteinte, non accidentelle.

Un jour, accrochés au silence, le Ciel tombera. Il aura dit oui, il aura dit non cent fois et il mourra. A ceux qui n’ont pas compris. Il reste toujours la vie.

Un jour nous reviendrons ici. N’abandonne pas la partie puisqu’il s’agit de jouer. Et que le monde est triste, et que le monde est gai. Et qu’un jour, il faut s’en aller. 

                                                            Christel, le 28 mars 2020

                                                                                 

 

 

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La toute petite fenêtre...

Navré Mr Trincotille : vos croisières, vos télés, vos bagnoles ne font rempart à rien. Et vos vélos non plus. Vous pédalez d'aisance sur les bords de la Meuse tandis qu'à la colline le bâtiment s'affaire pour repousser la mort. Qui avance sans masque.

Il fait trop beau partout en ce samedi de mars. Contourner la consigne, inventer des prétextes, nuancer la menace. Petits jeux d'inconscience, petits jeux d'ignorance. Lui, il est jeune encore. « Il irait bien mal ». Oui, il irait bien mal. Précisément.

Depuis quelques jours il prudence un peu mieux, le bonhomme. Leurs ombres comme des compas. Kinesthésique nouvelle pour une peur médiévale qu'il faut bien créditer au gré des statistiques. « Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain »...

Il regrette amèrement sa fiesta de vendredi, le narguant Trincotille. Le dernier vendredi. Des mêlées par défi, à bouche que redoutes-tu ?

Des chinois, des coréens. Tant de peuplades abstraites. Loin des yeux, loin des miasmes. Hier c'était l'Italie en plus des espagnols... Et Mr Trincotille se suffisait encore d'une alarme modérée. Ils exagéraient, tout bonnement. Aujourd'hui, c'est tout le monde. Forcément çà concerne.

Alors il réagit, tant qu'il lui reste souffle. Et depuis son iPhone acheté sur Amazon, il fustige le business de partout vers partout en même temps qu'il s'inquiète de son pouvoir d'achat. Un post, un autre post. Son cousin est d'accord et sa maman aussi, qui commence à tousser... Debout les pouces bleus. Il faut ci, il faut çà. Des frontières FP2, recourir aux chômeurs pour faire des hôpitaux, des dauphins en Sardaigne, plus de masques, moins d'impôts... Des médecins, des héros. Des caissières, des prolos ?

Confuse. Inconséquente. Au fondement sa pensée ne rejoint que lui-même. Hors les mots mal rangés, la remise en question est presque inexistante. Sera vite étouffée. L'occase est pourtant là, présente bel et bien. Un autre monde. Une autre humanité. Il reste une petite chance pour tous les  Trincotille... Une toute petite fenêtre. Voir les choses autrement, convoiter autrement. Mettre en vue, en jeu, en oeuvre. Autrement. Rencontrer pour de vrai sans plus trop de coupures pub serait un premier pas... On suppose. On suppose... Dépasser les slogans n'aura rien d'évident.

Belle lurette il y a, que l'homme n'a plus daigné, pour de bon pour de bien, jouer le collectif. Sans tricher , sans spolier. Les fourmis, de tout temps, y parviennent mieux que nous. Les bouquetins, les pingouins et les babouins aussi. Qui sait si les requins ? Allez, l'espoir fait vivre... Peut-être nous demain...

PS : il parait qu'une start-up en Zélandie-Nouvelle à mis au point un test. Pour savoir qui est mort, qui ne l'est pas encore. Résultat garanti en moins de trois heures chrono...

                                                           Pierre, le 30/03/2020

                                                                                  

 

 

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Les gens sont fous...

Les gens sont fous…

Ils ne voient pas les clochards dans les rues des villes.

Ils ne voient pas les immigrés dévastés par l’injustice et les guerres dans le monde.

Les yeux se cachent sur l’immonde.

Et les enfants perdus d’avoir vraiment trop vécus.

Les gens sont fous…

Oui, mais lui, il se cache et il est là.

Ce virus minus, minus, c’est le corona.

Il nous bouscule.

Il provoque la panique et il nous fait la nique.

Les gens sont fous…

Les magasins sont dévalisés, privant les autres gens du quartier.

La foule en délire sort faire la fête, elle en sera bien refaite.

On nous enferme chez nous et nous avons tous un coup de mou.

Le corona est là et il nous montre la voie.

Calmons-nous, nous n’avons pas le choix.                 

Les gens sont fous…

Oui, mais pas tous, voyez-vous …

Certains humains sensés sont là pour nous aider et nous sauver.

Il y a des lueurs d’espoir dans ce monde noir.

Même si certains sont obligés, ils y vont avec beaucoup de fierté.

Les gens sont fous… oui, mais pas tous, voyez-vous…

                                                             Laurence, le 01/04/2020

 

Exercice 1

nous envahit

nous traverse

nous confronte

nous apaise

nous manque

Ce temps de confinement au début, je l'ai pris comme un cadeau "tout s'arrête enfin". Je peux prendre du temps pour aller me promener au bois, pour créer, pour écrire, pour téléphoner à des gens que j'aime. J'avais l'impression de vivre comme une moniale bouddhiste, un temps intérieur méditatif. Chaque jour je suis portée par quelques rituels; l'écriture; le haiku pour l'instant, la composition de chansons ou l'apprentissage pratique de l'harmonie musicale, le journal télé. et la supervision de la personne qui me relaye à l'a.s.b.l.

La semaine est rythmée par les sorties courses et temps d'aération. Je pense que je ne me suis jamais autant aéré.

Ce qui m'a été étrange, c'est que nous avons été mis en confinement vu que nous sommes des personnes à rique avant la Belgique une semaine avant exactement. Donc plus personnes ne pouvait entrer dans la maison. J'étais stréssé car Pascal, ne voyant pas ne se rendait pas compte du danger, et ne voulait porté ni masque, ni gants. Puis on a pris le temps de parler, je lui ai expliqué les risques que nous encourions. Il a maintenu le fait de ne mettre qu'un gant ce que je comprends car il vois le monde du bout des doigts.

Ce qui me manque, rien en particulier, je me fais à cette vie. Disons que ce qui m'es tombé dur c'est que quasi du jour au lendemain, notre logeur étudiant n'était plus dans la maison il est reparti au mexique. Son père l'a rapatrié du jour au lendemain. Et plus de bénévoles à l'a.s.b.l. La maison m'a parue vide quelques jours. Vraiment... L'aide ménagère n'est plus venue non plus.

Nous avons à charge: le ménage, les courses pour nous se sont des épreuves.

Avec Pascal on trouve le temps de se faire rire et se raconter des conneries comme l'anecdote des boulettes kitekat.

Ce qui me heurte, c'est de voir des bagnoles dans la rue, comme si rien n'avait changer. De voir des barlos, des gens du quart monde, des drogués, du quartier, comme si rien n'avait changer. Et il ne tiennent pas les distances. Et il ne mette pas de gants. Et il ne mette pas de masque. Et il nous regarde comme si on avait un problème et nous aussi.

Exercices 2:

CHANGEMENT DANS MON QUOTIDIEN;

Faire avec ce que j'ai

Aller plus dans la nature

Prendre plus facilement des nouvelles de personnes par téléphone

Prendre du temps pour écrire, dessiner de manière spontanée, faire de la musique

Exercices 3:

OUVERTURE VERS TOUT LES POSSIBLES :

DU JOUR AU LENDEMAIN LE MONDE C'EST ARRETé'

Pour donner place à l'arrêt, l'arrêt dans les pratiques orientales c'est un moment de retour à soi pour mieux apprécié l'instant de la vie. L'instant où nous vivons. L'instant; ce qui est donné, reçu, vécu. L'instant: C'est un temps de vivre avec l'essentiel; dormir, manger, être avec les gens qu'on aime, se désemcombrer, s'occupé de son jardin, des projets abandonnés, des projets qu'on laisse en suspends.

DU JOUR AU LENDEMAIN LE MONDE C'EST ARRETé ' DE COURRIR

(rapide)

New York qui vit jour et nuit, c'est arrêté

Les avions poluant le ciel, ce sont arrêté

L'hyper consommation de masse, c'est arrêté

L'industrialisation, c'est arrêté

L'aide aux personnes handicapées dans les gares se sont arrêté

La polution pour allé au travail, c'est arrêté,

Les voyages dans le monde se sont arrêtés

DU JOUR AU LENDEMAIN LE MONDE ACTUEL C'EST ARRETé' IL MEURT

les maisons de repos se vident de leur vieux

Les frontières se sont refermées

Les trains sont au ralentis

Les bus sont rempli de 5 personnes par trajet

DU JOUR AU LENDEMAIN

LES GENS qui ETAIENT DANS L'OMBRE SONT DANS LA LUMIERE, DU BANAL A L'HEROIQUE

Les couturières continue à travailler pour les gens en première ligne

Les éboueurs continuent à ramasser nos poubelles

Les magasins d'alimentation continue à nous servir, encore et toujours '

Comme en temps de guerre, un couvre feu, 22h '

DU JOUR AU LENDEMAIN

(rapide)

Les policiers interprètent les règles de confinement, et mettent des amendes par tranche de 250€, il faut remplir la dette sanitaire de l'état

Les ambulanciers, désinfectent les ambulances à chaque sortie pour ne pas propager la contamination

Les services hospitaliers se sont arrêtés pour des situations estimées non urgentes pour venir en renfort dans le village covid qui s'y est installée.

Les gens proche du COVID, ont peur de contaminé leur proche et se sentent seul dans leur combat. IlS pleurent.

Rituel' 20h les cloches sonnent, on applaudit, on fais de la musique et du bruit en l'honneur des héros et des gens de première ligne

DU JOUR AU LENDEMAIN

APPEL DE LA VIE, APPEL DE LA TERRE. APPEL, REINVENTE LA SOCIETE

Continue à ne pas aller dans les grands magasins, les galeries commerçantes

Continue à consommer bio et local

Continue à aller voir des spectacles

Continue à vivre, à laisser vivre, dans une très grande simplicité.

Continuer à revendre l'inutile

Continuer à te désencombrer

Continue ton nettoyage de printemps

La nature reprends toujours sa place

DU JOUR AU LENDEMAIN

l'homme dans le monde, se remet au centre avec la nature et forcé,la respecte avec tout les êtres de la terre

STOP à la surconsom'action. Continuons un confinement intelligent après le confinement.

Aimons nous les uns les autres, comme nous ne nous sommes jamais aimé.

VIVE LA LIBERATION VIVRE UN NOUVEAU MONDE DE SOLIDARITÉ

 

 

 

Pandémie de l’an 2000,

Pendaison du temps où nous voilà littéralement tous suspendus.
Un temps pour panser ses blessures
Un temps pour penser son mode de vie
Et un temps pour que l’on pense au lieu de compenser
Le temps est suspendu…
Certains s’affolent tandis que d’autres s’isolent
Perdus dans nos désillusions nous laissant le temps d’expérimenter le fameux concept d’introspection
Le temps est suspendu…
Mais bon on a toujours la connexion !
Fini le temps des chevaliers, désormais c’est Netflix, Facebook et bientôt la 5G. Histoire d'être sur de ne pas risquer de se déconnecter
Le temps est suspendu….
 Le temps d’une réflexion sur ce monde occidental
Qui vise l’argent avant le bonheur des gens
Réflexion sur cette partie du monde 
Qui a toujours sur...Vécue
Et qui aujourd’hui se voit dans l’obligation de survivre
Dans une culture qui nous enseigne à craindre et combattre ce que nous détestons au lieu de nous concentrer et de créer ce que nous aimons.
Le temps est suspendu …
Désormais la question de l’après pandémie se pose et s’impose
Apprendre à ne plus déprendre,
Apprendre à contempler sans trop consommer
Et pourquoi pas, 
Apprendre par le don de soi à demander pardon et pardonner.
Dans l’espoir d’un nouveau monde changer son champ de vision pour oser…
Rêver à de nouveaux horizons
Le temps est suspendu alors nous y voici, PANDEMIE :
Et pourquoi pas les premiers jours du reste de notre vie ?

 

 

voyage immobile

fragments de confinement

 

Entre immobilité forcée et temps retrouvé, la lenteur s’est invitée dans la conscience, dans le corps.

D’abord, s’il ne s’est pas arrêté, le travail peut attendre : dormir plus tard, faire une sieste de 2h. Vivre le quotidien avec ma compagne, son travail (en suspens), ses attentes, nos découvertes. Le « télétravail » a certes pris place dans le privé, avec en sus un « soyez créatif ! » nous invitant à trouver des parades aux freins dans le job que le confinement a imposé.

Mais le rythme est sans aucun doute plus lent –

laisser le travail là où l’on souhaite qu’il soit.

= = =

Quelques mois avant, j’avais un appartement, prêté par un copain, à Thuin. A 20 km de Charleroi, où j’habite à présent. Environ 4h30 de transports quotidiens aller-retour jusque Bruxelles ! L’impression, après quelques semaines à ce régime, que le temps et l’espace avaient fusionné dans ma conscience et mon corps, que mon esprit était en permanence en brouillard. La tête telle une bouée à la limite de la ligne de flottaison, baignant, tanguant dans une fatigue permanente, comme en voyage dans mon propre corps, témoin de mes déplacements où le train s’est installé dans mon sommeil. La frontière du physique et du liquide ayant été dépassée, par porosité.

Or c’est ça que je veux déplier : le voyage qui m’anime depuis toujours.

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