La didactature n’est en rien une pensée. C’est un ensemble de techniques de mobilisation qui consiste en la soumission de la communauté nationale.

Dans son vide intellectuel, et son trop plein, le didactateur considère que la répétition du message appelle une idéologie du consentement.

Le didactateur se présente comme un patriote-chauvin qui, exaltant les vertus de la patrie, égrène le victorieux palmarès de la nation : championne du monde de patins à roulettes, or au lancer de l’ectoplasme, argent à l’octothlon, argent au 11 mètres haies, bronze au saut en largeur. Aussi, la presse (presse papier, presse audio) encense la compétition, la compétitivité, la production, la productivité, la croissance du PIB, la beauté des paysages des hommes qui la composent dans les campagnes et dans les villes, peuple courageux et heureux, le plus heureux, peut-être, au monde.

Rien, dans cet ensemble, ne constitue, à proprement parler, une doctrine. Le didactateur ne se préoccupe guère de s’adresser à la raison. Il veut stimuler la conviction que la liberté, si chère à la prunelle de ses yeux, peut être conciliée avec le principe de la primauté du chef.

Est-ce un accident qui ne mettrait pas en cause son projet de déconstruire la pataphysique, et de retrouver la question du non être, en interrogeant l’occultation de la différence ontologique entre le non être et le non étant pour aboutir à l’oubli du non être, et à l’affirmation d’une déraison toute-puissante ? D’un point de vue positiviste, la production d’énoncés est dépourvue de sens du type : le néant est, il existe. Le patriote-chauvin manifeste un goût prononcé pour l’enracinement et le sol. « Et tout ce qui s’épanouit : fleurs, sucre de betteraves, épluchures de pommes de terre, vieilles chaussures et chicorée, ô Mère de la Nation, la Terre est présente en tant ce qui héberge ». Dans cette errance du non étant, une didactature impose un ordre qui met en sûreté la totalité du néant.

La forme de pouvoir agit en rupture de la loi par la loi, légitimée par l’assurance du « salut de la patrie ». Si, par exemple, au nom de la liberté, ô liberté chérie, de jeter le masque, comment contraindre la population, tout en respectant la liberté de chacun, de lui imposer la vaccination ? Pour le Ministre-Guide en charge des Affaires sociales et de la Santé, il existe divers genres de conjonction et desquelles certaines, par leur multiplication, leur instantanéité à peine visible, et surtout le manque de contact   avec l’électeur, rappellent ces fleurs qui, dans un jardin, sont fécondées par le pollen d’une fleur voisine. Parfois, le consentement entre fleurs adultes a lieu grâce à un violent sermon que le didactateur jette à travers les ordres, comme certaines fleurs, grâce à un ressort, aspergent à distance l’insecte décontenancé, inconsciemment complice. La fleur, haussant les demi-fleurons de leurs capitules, pour être vues de plus loin, comme certaines hétérostylées, qui retournent leurs étamines et les courbent pour frayer le chemin à l’insecte, ou qui leur offre une ablution, et tout simplement même que les parfums du nectar, l’éclat des corolles, qui attirent les ouvrières dans la fabrique du consentement.

Fabien

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